Filière Bois : Monsieur Ansoumane CAMARA Président de la Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bois, après l’installation du nouveau Bureau nous livre ses impressions.

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Bonjour Monsieur, présentez-vous ?

 

Je suis Monsieur Ansoumane CAMARA, Président de la Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bois. Cette fédération est composée de différentes corporations et représentée de nos jour sur l’ensemble du territoire national : les trente-trois préfectures, les huit régions naturelles, les cinq communes de Conakry le bureau national dont j’ai la charge de diriger.

 

Parlez-nous du déroulement de votre congre organisé récemment à Mamou, Moyenne Guinée ?

 

Bien, avant de répondre à votre question, permettez-moi de remercier très sincèrement les médits qui nous accompagnent tout le long de notre existence. Je remercie l’ensemble des acteurs de la filière bois qui ont encore renouvelé leurs confiances en ma personne et l’équipe qui m’accompagne pour un nouveau quinquennat à la tête de la fédération.

Pour répondre à votre question, vous savez, une organisation doit fonctionnée démocratiquement à travers une alternance après chaque mandat. Pour ce faire, les trente-trois préfectures se sont retrouvées à Mamou les 29 et 30 Avril derniers, pour renouveler le bureau après trois ans de mandat. Les membres présents au congrès ont tout d’abord procédé à l’adoption du nouveau statut qui passe désormais de trois à cinq ans renouvelable une fois, avant de passer à l’élection du nouveau bureau exécutif ; six sortants dans l’ancienne équipe et cinq entrants ont bénéficiés de la confiance de l’ensemble des membres de la fédération. Le congre de Mamou a été pour nous une évaluation. Nous avons tiré les leçons des trois dernières années en vue de repartir sur une nouvelle dynamique.

Mr CAMARA dites-nous, de trois ans à cinq ans de mandat pour quoi ce changement?

 

Vous savez, le secteur bois en Guinée était un secteur abandonné, alors, c’est seulement en 2014 que les acteurs de ce secteur ont fait une prise de conscience et se sont retrouvé dans le but de mettre une structure fiable en place qui doit jouer le rôle d’interface entre nous acteurs et l’administration. C’est ce qui fut fait la même année. Apres les trois premières années, nous nous somment aperçus que les trois années étaient courtes par rapport au travail à réaliser sur le terrain, ainsi nous sommes passés à cinq ans renouvelables une fois en vue de donner suffisamment de temps aux différents responsables élus de travailler.

 

Parlez-nous du rajeunissement du bureau exécutif. On a remarqué que votre bureau exécutif est constitué en grande partit de jeunes. Pourquoi vous avez préféré les jeunes en lieu et place les personnes âgées?

 

Je n’aime pas beaucoup me prononcé sur cette question, cependant, c’est l’actualité qui nous oblige. La jeunesse aujourd’hui à l’obligation de se réveiller. Ce pays nous appartient, la jeunesse doit prendre son destin en main et elle doit être présente dans tous les secteurs d’activités de notre pays. En ce qui concerne le secteur bois, vous conviendrez avec moi qu’il y a belle et bien des personnes âgées parmi nous mais la jeunesse a voulu être la partie dominante dans les instances de prise de décision. Nous remercions très sincèrement nos sages pour la grandeur d’esprit et le sens élevé de responsabilité qu’ils ont bien voulue placé en nous. Le secteur bois a toujours existé et doit continuer à exister après nous. Nous leurs avons demandé de nous accompagner et à des niveaux d’accepter que nous soyons responsables de ce qui doit être fait pour nous même.

Parlez-nous de vos relations avec le gouvernement ?

 

Nous avons obtenues notre agrément en février 2014 et nous l’avons renouvelé dernièrement fin 2017 pour encore trois ans, grâce au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et en particulier le Ministère de l’environnement, notre partenaire directe, parce que les ressources forestières que nous exploitons sont gérée par cette dernière. Entre nous, il y a de très bonne collaboration par endroit. En même temps, il faut signaler les difficultés de certains cadres qui pensent que des genres de structure sont créés pour jouer le rôle de l’Administration. La gestion des ressources, l’élaboration des textes règlementaires, pour ne citer que ceux-là incombent totalement à l’Administration et aux législateurs. Quant à nous, nous somment un outil qu’une Administration crédible doit utiliser pour sensibiliser, informer les acteurs dans le cadre stricte du respect des textes réglementaires de l’Administration forestière.

Parlez-nous de vos acquis des trois années et quels sont vos perspectives ?

Dès la mise en place du bureau national, le 13 décembre 2014, notre première mission a été tout d’abord structurelle, à travers notre implantation dans les trente-trois préfectures et les cinq communes de la zone spéciale de Conakry et en décembre 2017 nous avons procédé à l’installation des huit bureaux régionaux. En suite les trois années nous ont permis de faire savoir que le secteur bois est strictement réservé qu’aux professionnels. L’anarchie qui caractérisait le secteur est entrain d’être complètement éradiquée, grâce à notre travail. L’émission des documents administratifs dont les permis de coupe, les bordereaux entres autres sont respectés. Plus jamais la fraude et la clandestinité! Nous avons reboisés plus de 400 Hectares dans les trente-trois préfectures. Nous avons des engins roulants et Cinq employés au compte du bureau exécutif.

En termes de perspective, nous allons tout d’abord consolidé les acquis avant de penser à l’industrialisation du secteur dans le but de faire la transformation de nos bois sur place en meuble de valeur.

 

Dites-nous les différentes corporations membres de la fédération et quelles sont les conditions d’adhésions?

 

Notre fédération est composée des exploitants forestiers, les commerçants du bois, les menuisiers qui sont les transformateurs du bois. Les pépiniéristes par endroit et les charbonniers sont entrains de s’intéresser à la fédération à travers nos cations de reboisement. Il faut cinq ans expérience dans l’une des corporations avant d’être éligible à une instance de décision.

 

Parlez-nous de vos sources de revenus ?

 

Notre fédération fonctionne grâce à la cotisation de ses membres. Une redevance sur chaque chargement de camion nous a été accordée par le ministère de l’environnement. Ces ressources sont reparties comme suit : 30% pour le reboisement, 30% pour le fonctionnement du bureau national, 30% pour les structures préfectoraux et communaux et 10% pour nos structures régionaux. Je profite de votre micro pour demander au gouvernement, au CEPEC, aux partenaires à tous les niveaux de nous aider en vue de la réalisation de nos objectifs aux bénéfices de l’ensemble de la population.

 

Votre mot de la fin.

 

Je tiens à lancer un appel à tous les acteurs de la filière bois de sauvegarder nos acquis, que chacun agis dans le cadre du respect et la sauvegarde des sites reboisés. Le reboisement est une activité très noble qui doit bénéficier de l’attention de tout le monde contre les aléas de la nature, tels que les feux de brousse ou autres.

 

Mr CAMARA nous vous remercions.

 

Entretien réalisé par

CAMARA N’faly (ALY) et André Gaston Morel pour Emploi Jeunes

 

 

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