Mali: 17 civils tués par l’explosion d’un cadavre piégé

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Dix-sept personnes ont été tuées suite à l’explosion d’un cadavre piégé dans le centre du Mali. Tous les soupçons se tournent bien entendu vers les radicaux, décidés à imposer leur vision de Dieu dans ce pays sahélien d’Afrique de l’Ouest.

Le cadavre en question est celui d’un homme, habitant de Diankabou, petite commune du centre du Mali. Selon les témoignages sur place, l’homme était sorti chercher du foin afin de nourrir ses animaux, mais n‘était pas rentré. Rongés par l’inquiétude, ses proches se sont lancés à sa recherche avant de le retrouver plusieurs heures plus tard… mort. L’homme a été assassiné.

C’est en voulant soulever le corps dans le but de le ramener au village que les déflagrations ont eu lieu, faisant sur-le-champ 17 morts et pas moins de 15 blessés. La dépouille avait été chargée d’explosifs.

Alertées, les forces de défense et de sécurité ont porté secours aux survivants de l’attaque, inédite pour les Maliens. En effet, les djihadistes du pays n’avaient encore jamais fait usage d’une telle technique de guérilla. Pour certains observateurs, elle a été inculquée par des djihadistes venus d’ailleurs à leurs homologues locaux.

Deux militaires avaient été tués le 14 février et six blessés dans le nord du Burkina voisin, lors d’une attaque menée avec un procédé similaire, selon l‘état-major général des armées burkinabè.

La crainte d’une expansion de ce type d’attaque

Du coup, la crainte d’un plus grand nombre de morts, surtout civils, grandit dans les cœurs au Mali avec la possibilité de la multiplication de ce genre d’attaque djihadiste. Faut-il le rappeler, la majorité des pays africains vouent un culte quasi-total aux cadavres lors des cérémonies funéraires, chaque membre de la famille voulant se rapprocher le plus possible du corps du défunt afin de lui exprimer son attachement.

Les réseaux sociaux eux aussi sont en ébullition au Mali. Des images de corps mutilés y sont régulièrement postées, ce qui exacerbe les tensions entre les communautés qui se rejettent la responsabilité (ou la complicité) des attaques djihadistes.

Le Mali est confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes. Le pays ne parvient pas à retrouver sa stabilité, et ce, malgré la présence des forces françaises de l’opération Barkhane.

Présente dans le Sahel depuis le 1er août 2014, l’opération Barkhane, qui a pris la suite des opérations Serval et Épervier, a réussi à évincer les troupes salafistes des principales villes du Mali, entre autres pays. Mais jusqu‘à ce jour, des poches de résistance djihadistes existent, particulièrement dans les zones rurales de ce vaste pays sahélien.

Africanews

http://guineeprogres.net

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