Vaccination des pèlerins guinéens : le déroulement, les nouveautés….

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Depuis quelques jours, les opérations de vaccination des candidats au Hajj 2018 se déroulent à Conakry. Cette étape incontournable des préparatifs du pèlerinage a été souvent émaillée de problèmes de par le passé. L’an dernier par exemple, des bousculades enregistrées au site de vaccination de Fayçal avaient entraîné la fracture du pied d’une candidate au pèlerinage. C’est pourquoi cette année, les autorités concernées ont pris des dispositions pour éviter ce genre de problèmes.

Pour en parler, Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Mamadou Lamine Diallo, le coordinateur de la campagne de vaccination des pèlerins.

Nous vous proposons ci-dessous le décryptage de notre entretien !

Dans quelques semaines, les candidats au Hajj vont quitter Conakry pour se rendre aux lieux saints de l’Islam, le premier convoi devrait bouger le 27 juillet prochain. Aujourd’hui, l’heure est à la vaccination des pèlerins qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs en cours, parlez-nous en.

Par la grâce de Dieu, les vaccinations des candidats au pèlerinage 2018 ont commencé. Depuis le lundi dernier, nous sommes en train de vacciner les pèlerins guinéens par la grâce de Dieu. Alors, cette année, nous avons eu une grande chance, parce que nous avons obtenu la totalité des vaccins à temps, c’est-à-dire bien avant le démarrage de la campagne de vaccination, ce qui constitue un plus pour cette année. Et nous saluons la collaboration franche entre le secrétariat général des affaires religieuses, en charge de l’organisation du pèlerinage et le ministère de la santé, en charge de la vaccination proprement dite.

Cette collaboration nous a permis cette année, au vu des erreurs du passé, de corriger ce qui était l’essentiel du problème lié à la vaccination, à savoir, l’obtention à temps des vaccins. C’est un challenge qui a été, par la grâce de Dieu, relevé par le ministère de la santé cette année. Nous disons merci au ministère de la santé pour cela, nous saluons la bonne collaboration entre nos services et nous pensons que puisque nous avons vu le bout du tunnel, pour que plus jamais on n’ait de problème de vaccins pour nos candidats au pèlerinage.

Pourquoi vaccine-t-on les candidats au pèlerinage ?

On vaccine les candidats au pèlerinage parce qu’il faut préserver leur santé. Le pèlerinage c’est comparable à du sport, ce n’est pas fait pour quelqu’un qui n’est pas en bonne santé. Il faut être suffisamment en forme pour pouvoir effectuer dans les meilleures conditions les rites du pèlerinage.

Donc le ministère de la santé, le secrétariat général des affaires religieuses, au vu du calendrier international en matière de vaccination et au vu des exigences de l’Arabie Saoudite, nous avons décidé qu’il y aura deux types de vaccins cette année. Le premier type c’est le vaccin contre la méningite et le second contre la fièvre jaune. Ces deux vaccins permettent à l’individu d’être prédisposé à se défendre en cas de fièvre jaune ou en cas de méningite. Si vous voulez, ça arme le corps contre une éventuelle attaque de la méningite ou bien de la fièvre jaune.

Quelles sont les conditions liées à cette vaccination, est-ce qu’il y a par exemple des frais à payer pour se faire vacciner ?

Par la grâce de Dieu, cette année on ne paye rien au niveau de la vaccination. Tout est compris dans le montant exigé pour le pèlerinage, donc cela est pris en considération dans le reçu de versement. Tout ce que nous exigeons à ceux qui viennent se faire vacciner, c’est le reçu de versement bancaire, le certificat d’aptitude médicale délivré par les médecins attitrés, et la photocopie du passeport ou bien de la carte d’identité nationale.

Pourquoi tout cela, c’est pour nous assurer que nous ne perdons pas nos vaccins, c’est pour nous assurer que nous vaccinons effectivement les candidats au pèlerinage, parce qu’il est arrivé des fois, que des non candidats au pèlerinage viennent se faire vacciner. Cela crée des déperditions, ça fausse les statistiques et ça nous crée des difficultés. Donc nous avons pris ces dispositions pour éviter ce genre de situations.

Aujourd’hui les travaux de vaccination sont en cours, comment est-ce qu’ils se déroulent sur le terrain ?

Les opérations se déroulent très bien sur le terrain. Cette année, il y a eu une autre innovation qui est en train de donner de très bons résultats, c’est la décentralisation des vaccinations. D’habitude, tout le monde venait se faire vacciner à la mosquée Fayçal, mais au vu des difficultés que nous avons rencontrées de par le passé, cette année nous avons ciblé cinq sites pour le déroulement des opérations.

Le site habituel de Fayçal, le site de la prévention, le site de la mosquée Fofana dans la commune de Matoto, le site de la mosquée Al Haramaine de Kountia et le site de la mosquée turc de Koloma. Au jour d’aujourd’hui, tous ces sites sont fonctionnels à l’exception de celui de Koloma, parce que là nous avons estimé qu’il fallait se donner un peu de temps pour voir si le climat social va s’apaiser pour éviter de mettre en danger la vie des candidats au pèlerinage. S’il plait à Dieu, le site-là aussi sera fonctionnel à partir de demain samedi.

Vous avez parlé de la bonne collaboration entre le ministère de la santé et le secrétariat général des affaires religieuses, qu’en est-il maintenant de vos relations avec les agents déployés sur le terrain pour effectuer les opérations de vaccination ?

Nous entretenons de très bonnes relations, des relations qui sont tissées par le désir de réussir. Nous avons senti chez les agents du ministère de la santé, ce que nous-mêmes nous ressentons, c’est-à-dire la volonté ferme de réussir la campagne de vaccination 2018.

Combien de personnes sont concernées par cette campagne de vaccination ?

Il y a au total de 7.500 pèlerins qui sont concernés par la campagne de vaccination.

A date, combien de candidats au pèlerinage ont été déjà vaccinés?

Nous sommes aujourd’hui à près de 2.500 pèlerins vaccinés.

Jusqu’à quand se déroulera cette campagne de vaccination ?

Cette campagne se déroulera en principe jusqu’au départ du dernier convoi des pèlerins guinées pour les lieux saints. Mais ce n’est pas ce que nous souhaitons, nous souhaitons que les candidats au pèlerinage viennent se faire vacciner maintenant, parce que dans le cadre sanitaire, il est dit que le vaccin doit être pris 10 jours avant le voyage. Parce que le vaccin se donne 10 jours pour être véritablement actif dans l’organisme. Donc nous conseillons à tous les candidats de venir le plus tôt possible se faire vacciner dans l’un des différents sites que nous avons énumérés tout à l’heure.

 Guineematin.com

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